Les accointances de la culture grecque antique et du christianisme à travers St Paul, l’Apôtre des Nations.

Tout d’abord, il semble inutile de rappeler que Saint Paul est l’apôtre des Nations (Rm 1, 5), choisi par le Christ (Ac 9, 15) pour cette œuvre, et qu’il est, de culture judéo-grecque, originaire de Tarse. Durant la jeunesse de Saint Paul à Tarse, un stoïcien de renom admiré de Sénèque y enseignait la philosophie, Athénodore. Difficile de penser qu’avec sa culture hellénistique, Saint Paul n’aurait jamais assisté à ses cours. 1

Saint Paul devant l’Aréopage d’Athènes – Raffaelo Sanzio 

Pour mener à bien sa mission, Saint Paul s’appuiera sur la culture grecque qu’il a acquise et qu’il a en commun avec ses compatriotes. Il reprend à son compte plusieurs concepts stoïciens pour les adapter afin d’être bien compris de son auditoire.

Nous prendrons dans un premier temps ce que l’Esprit Saint (cf. 2 Tim 3, 16) à choisi de retenir (cf. 1 Thess 5, 21) a travers les acquis de la culture grec paulinienne et ensuite, nous ferons une lecture suivie du discours de l’Aréopage qui cite deux auteurs grecs et en évoque plusieurs pendant l’ensemble du discours.

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Le Purgatoire

Pour comprendre la doctrine du purgatoire, il est nécessaire de connaître un certain nombre de préalables. Le premier de tous, concerne la façon dont Dieu s’est manifesté, « comme un feu ». La seconde, notre vocation finale de voir Dieu « face à face ». La troisième concerne la situation de l’homme suite au péché originel. La quatrième comporte deux notions de la vie chrétienne : La justification et la sanctification. La cinquième  l’heure de la mort et le jugement particulier. La sixième, concerne la purification – passive – de notre âme et la dernière concerne l’intersession des saints qui nous aident à passer ce purgatoire.

C’est donc sur la base de ce plan que nous vous proposons de construire ce billet.

intercession

Il nous serait impossible d’entrer dans les détails de chacune des notions qui seront soulevées. Le but ici est de tracer succinctement les contours des thématiques, conduisant à la doctrine du purgatoire. Nous le ferons en suivant ces points :

  • Car notre Dieu est un feu dévorant.
  • Face à Face
  • La situation de l’homme
  • Justification et sanctification
  • La sanctification par le sacrifice
  • La sanctification par la Charité
  • Le Jugement particulier
  • Le Purgatoire
  • La situation du Riche et de Lazare

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L’annonciation

Luc ne pouvait en aucun cas tout comme Matthieu avoir inventé les sources qui lui ont permis d’écrire ce récit. En effet la meilleure des sources qui soit est bien évidemment la Vierge Marie en personne. Les passages ou figure la Vierge Marie sont très rares dans la bible, mais ce n’est pas pour autant qu’il faille les ignorer bien au contraire. Nul doute que Marie était choisie de toute éternité pour devenir la Mère du Seigneur. D’ailleurs nous trouvons en Esaïe 7, 14  « C’est pourquoi le Seigneur lui–même vous donnera un signe, Voici, une Vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. » Verset bien connu puisqu’il prophétise la venu de Jésus mais encore celle de la vierge Marie ! Le fait qu’elle soit prophétisé dans ce passage tout comme dans de nombreux autres d’ailleurs (nous y reviendrons) est tout à fait significatif de son élection éternelle. L’annonciation  a fait couler beaucoup d’encre depuis deux mille ans, ce qui ne fait pas mentir le dernier verset de la bible (chronologiquement) Jean 21, 25  « Jésus a fait encore bien d’autres choses : si on les écrivait une à une, le monde entier ne pourrait, je pense, contenir les livres qu’on écrirait. » J’entends déjà dire : « Oui mais c’est de Jésus dont il est question dans ce verset ! » Et nous somme bien d’accord avec cela. Mais Jésus étant pleinement homme et pleinement Dieu (Colossiens 2, 9; 1 Jean 5, 20; Jean 1, 1-2. 14…) c’est en Marie que s’opère le Mystère de l’incarnation et du dépouillement (la kénose) du Fils de Dieu (Philippiens 2, 7; Hébreux 2, 7-9)qui s’abaisse pour se faire homme afin de racheter l’homme qui a voulu se faire Dieu. (Genèse 3, 5) C’est donc Marie qui va en son sein contenir ce que rien n’aurait pu contenir (1 Rois 8, 27).

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Exode 20, 3-4 et l’idolâtrie

Sans titre-1Exode 20, 3-4 Vous n’aurez point de dieux étrangers devant moi. Vous ne ferez point d’image taillée, ni aucune figure de tout ce qui est en haut dans le ciel, et en bas sur la terre, ni de tout ce qui est dans les eaux sous la terre.

Pour comprendre ce passage il est indispensable de le replacer dans son contexte « historique ». C’est à dire en ce qui concerne ce verset, ce qui précède. Dieu a utilisé les animaux que les égyptiens avaient déifiés et dont ils avaient fait des idoles mi-hommes mi-animaux. En touchant ces animaux lors des plaies d’Egypte Dieu veut faire savoir qu’Il est le Dieu créateur de toute chose et que les dieux égyptiens sont de faux dieux. « Vous n’aurez point de dieux étrangers devant moi » l’introduction est clair ! Il s’agit de dieux étrangers. Nous ne pouvons à ce stade de la bible parler des dieux cananéens ou babyloniens puisque les hébreux ne les connaissaient pas encore et qu’ils séjournaient depuis bien longtemps en Egypte. Donc ce commandement pour les hébreux était clair, il s’agit dans un premier temps de ne pas adorer les dieux égyptiens qu’ils connaissaient.

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Marie mère de Dieu

s_3.jpgIl y a bien des chemins qui nous montrent que Marie est bien la Mère de Dieu. Mais avant d’aller plus loin précisons que le concile d’Ephèse qui promulgua ce dogme précise bien que Marie n’est pas Mère de Dieu avant la naissance de Jésus Christ, elle n’est pas le Mère de Dieu le Père mais que puisque Jésus est Dieu (cf. Jean 1, 1; 1 Jean 5, 20 ci-dessous), Marie est donc pas voie de conséquence, Mère de Dieu, le Fils dans Son humanité, pleinement homme et pleinement Dieu.

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La visitation à Elisabeth (Luc 1, 39-45)

1) Marie comme nouvelle Arche de l’Alliance

Le parallèle entre Marie et l’Arche de l’Alliance est une clé herméneutique importante :

a) Correspondances bibliques

  • Déplacement dans le pays de Juda
    Luc 1, 39 : Marie « partit en hâte » pour le haut pays de Juda.
    2 Samuel 6, 2 : David monte également en Juda pour amener l’Arche de Dieu.
    → Ces déplacements montrent une connexion symbolique : Marie, porteuse de Jésus, est assimilée à l’Arche, porteuse de la présence divine.
  • Accueil de la présence divine
    • Luc 1, 43 : Élisabeth s’écrie : « Comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? »
      2 Samuel 6, 9 : David s’exclame : « Comment l’Arche du Seigneur pourrait-elle venir chez moi ? »
      → Dans les deux récits, la venue de l’Arche/Marie est perçue comme une manifestation divine.
  • Joie dans la présence de Dieu
    Luc 1, 44 : « L’enfant a bondi d’allégresse en mon sein. »
    2 Samuel 6, 14 : David danse devant l’Arche avec une grande joie.
    → La joie est une réponse naturelle à la proximité de Dieu, que ce soit par l’Arche ou par Marie portant Jésus.

b) Le contenu de l’Arche et Marie

L’Arche contenait des éléments préfigurant le Christ :

  • La manne (symbole du Pain de vie, Jean 6, 48).
  • Les tables de la Loi (symbole de Jésus, Verbe fait chair, Jean 1, 1-14).
  • La verge d’Aaron qui avait fleuri (symbole de la résurrection, Jean 11, 25).
    Marie, en portant le Christ, accomplit ces figures prophétiques : elle contient en elle la pleine révélation de Dieu.

2) Lecture suivie : La théologie de Luc 1, 41-45

Verset 41 : La réaction à la salutation

« L’enfant bondit dans le sein d’Élisabeth et elle fut remplie du Saint-Esprit. »
→ La salutation de Marie agit comme un vecteur de grâce. Jean-Baptiste, encore dans le sein de sa mère, reconnaît par l’Esprit Saint la présence de Jésus. Cet événement anticipe son rôle de précurseur, comme prophétisé en Luc 1, 15.

Verset 42 : « Tu es bénie entre toutes les femmes »

Élisabeth, inspirée par l’Esprit Saint, élève Marie au-dessus de toutes les femmes. Ce parallèle rappelle Juges 5, 24, où Yaël est bénie pour son rôle dans le salut d’Israël. Mais Marie est davantage : elle porte en elle l’auteur du salut universel.

Verset 43 : Reconnaissance du Seigneur

« Comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? »
→ Le terme « Seigneur » confère à Jésus un titre divin dès l’instant de son incarnation. Cette reconnaissance est un acte de foi extraordinaire, d’autant plus que Jésus n’est pas encore né. Cela souligne que l’Esprit Saint révèle des vérités profondes au-delà de l’évidence visible.

Verset 44 : Joie messianique

Le bond de Jean-Baptiste symbolise l’exultation messianique. Ce mouvement intérieur préfigure son rôle : annoncer la venue du Messie et se réjouir en sa présence (cf. Jean 3, 29-30).

Verset 45 : La foi de Marie

Élisabeth proclame Marie « bienheureuse » pour sa foi en l’accomplissement des promesses divines. Cette foi contraste avec le doute de Zacharie (Luc 1, 18). Marie devient ainsi un modèle de foi libre et totale, s’alignant sur la foi d’Abraham (Genèse 15, 6).


3) Marie, première évangélisatrice

La Visitation peut être interprétée comme un acte d’évangélisation :

  • Annonce implicite de la bonne nouvelle
    La simple salutation de Marie transmet la présence de Dieu et le don de l’Esprit Saint.
  • Préfiguration de l’Église en mission
    Comme Marie se hâte pour partager la joie de l’Incarnation, l’Église est appelée à porter le Christ au monde.

4) Applications spirituelles et théologiques

a) La joie de la présence divine

Le texte souligne la joie débordante qui accompagne la rencontre avec Dieu, une joie qui se manifeste aussi bien chez Élisabeth, Jean-Baptiste, que dans l’histoire de David.

b) L’exemple de foi

Marie est le modèle d’une foi totale en Dieu, une foi qui rend possible l’accomplissement des promesses divines.

c) L’unité des alliances

La Visitation illustre l’accomplissement de l’Ancienne Alliance dans la Nouvelle. Jean-Baptiste, dernier prophète de l’ancienne ère, reconnaît Jésus, initiateur de la nouvelle ère.

Réponse ouverte d’un catholique à un évangélique.

  Une autre différence majeure entre les Catholiques et les “Chrétiens bibliques” est en rapport avec leur compréhension de la manière dont nous pouvons nous approcher de Dieu. Les Catholiques ont tendance à s’approcher de Dieu à travers des intermédiaires, tels que Marie ou les saints. Les Chrétiens eux s’approchent de Dieu directement, n’adressant leurs prières à personne d’autre qu’à Dieu Lui-même.

Réponse : Certes les différences entre catholiques et évangéliques sont nombreuses et nous essaierons de répondre ici même à ces objections. Pour ce qui concerne Marie qui est notre très sainte Mère, la Mère de tous les croyants (Rm 8, 29; Jn 19, 27) sur laquelle s’est posé le regard de Dieu (Lc 1, 48) Et comme  « le Seigneur a les yeux sur les justes et tend l’oreille à leur prière » (1Pi 3, 12)  nous pouvons donc compter sur Marie pour  son intercession. Mais poursuivons la démonstration. Parce que Dieu a assumé la chair de l’homme en Marie il se devait d’assumer Marie au ciel, c’est ce que les catholiques appellent l’assomption. Jésus né sous la Loi, honorait Sa Mère (Ga 4, 4) Loi qui le stipule bien (Ex 20, 12). Mais Dieu est allé plus loin encore. En la personne de Jésus il s’est soumis à Ses parents alors qu’Il n’était qu’un enfant (Lc 5, 51). L’amour inconditionnel de Jésus pour Sa Mère le conduit à assumer la nature humaine de Sa Mère au ciel (Ap 12, 1-2. 5). Pour ce qui est des Saints les choses sont plus claires encore. Jésus priant son Père Lui soumet une volonté, « Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, car tu m’as aimé dès avant la fondation du monde.« (Jn 17, 24) Il n’est désormais plus question d’être séparé de l’amour du Christ, pas même dans la mort (Rm 8, 38-39; Mt 28, 20) Nous pouvons le rejoindre au ciel une fois le cours de notre vie terminé (2Co 5, 6-9; Php 1, 23-24) où les Saints ont une vie et s’expriment (Ap 6, 9-10; 7, 9-17) et prient le Seigneur (Ap 5, 8; 8, 3; Lc 16, 19-30).

Il y a donc bien intersession des Saints et de Marie.


La Bible proclame que nous pouvons nous-mêmes nous approcher du trône de grâce de Dieu avec assurance (Hébreux 4:16). La Bible atteste clairement que Dieu désire que nous Le priions, que nous communiquions avec Lui, que nous Lui soumettions nos besoins (Philippiens 4:6 ; Matthieu 7:7-8 ; 1 Jean 5:14-15). Nous n’avons pas besoin de médiateurs ou d’intermédiaires, car Christ est notre seul et unique médiateur (1 Timothée 2:5), et Christ et le Saint Esprit intercèdent déjà tous deux pour nous (Romains 8:26-27 ; Hébreux 7:25). Cher ami Catholique, Dieu vous aime intimement et a prévu une porte ouverte pour une communication directe à travers Jésus.

Oui la bible déclare que nous pouvons nous approcher de ce trône, mais ce trône est présent dans le tabernacle des églises de l’Eglise catholique. Pour ce qui est de la médiation du Christ, elle doit être comprise dans son contexte et éclairé de 1P 2, 5 « Vous-mêmes, comme pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint, en vue d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ ». St Pierre dit que les chrétiens ont part à l’unique et éternel sacerdoce de Jésus Christ. Jésus est médiateur entre Dieu et l’homme en raison de son sacerdoce. Par conséquent, partager le sacerdoce du Christ signifie partager sa médiation, à la fois au ciel et sur la terre. De plus 1 Tim 2, 5confirme que nous partageons la médiation du Christ, lorsque nous le lisons en contexte. Aux versets 1-4, St Paul demande aux chrétiens de participer à la médiation unique du Christ en offrant des prières et des intercessions pour tous les hommes :

« Je recommande donc, avant tout, qu’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâces pour tous les hommes,( …) Voilà ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu notre Sauveur ».

Les chrétiens qui intercèdent sur la terre les uns pour les autres dans la prière, ne contredisent pas l’unique médiation de Jésus Christ. De même, le fait que les saints du ciel intercèdent pour nous, ne contredit pas 1 Tim 2, 5. Car toute prière, sur terre comme au ciel, est en Christ et à travers lui, notre unique médiateur et grand prêtre. Le principe est le suivant : bien que Dieu seul possède toutes les perfections, nous pouvons participer aux perfections de Dieu en partageant sa vie divine. Par exemple, la Bible dit que Dieu seul est bon (Mc 10, 18). Cependant nous pouvons avoir part à cette Bonté infinie : « «C’est bien, serviteur bon et fidèle».Jésus partage nombre de ses attributs avec les chrétiens. Jésus est le Créateur de toute chose (Jn 1, 3 ; Col 1, 16-17) et cependant il partage ce rôle avec l’homme et la femme dans la procréation. Jésus est le seul Berger (Jn 10, 11-16), cependant il délègue ce rôle à St Pierre (Jn 21, 15-16) et plus tard à d’autres (Eph 4, 11). Jésus est l’éternel Grand Prêtre qui par son sacrifice, est le médiateur pour notre rédemption (Heb 3, 1 ; 7, 24 ; 9, 12 ; 10, 12), et cependant les chrétiens sont appelés à se joindre au sacerdoce du Christ (1 P 2, 5 ; Ap 1, 6 ; 5, 10).Évidemment, Jésus est l’unique Créateur, Berger et Prêtre, mais tout chrétien participe d’une manière subordonnée à ces rôles. En participant à la vie divine du Christ, les chrétiens partagent aussi à sa médiation. (Source)


La différence la plus cruciale entre les Catholiques et les “Chrétiens bibliques” est en rapport avec la question du salut. Les Catholiques considèrent le salut presque entièrement comme un processus, tandis que les Chrétiens le considèrent comme étant à la fois un état achevé et un processus. Les Catholiques se voient comme “en cours d’être sauvés,” tandis que les Chrétiens se voient comme “ayant été sauvés.” 1 Corinthiens 1:2 nous dit, “… à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints …” Les termes “sanctifié” et “saint” sont tirés de la même racine grecque. Ce verset déclare que les Chrétiens sont à la fois sanctifiés et appelés à être sanctifiés. La Bible présente le salut comme un don qu’une personne reçoit dès qu’elle place sa foi en Jésus-Christ comme Sauveur (Jean 3:16). Lorsqu’une personne reçoit Christ comme Sauveur, elle est justifiée (déclarée juste – Romains 5:9), rachetée (sauvée de l’esclavage du péché – 1 Pierre 1:18), réconciliée (obtient la paix avec Dieu – Romains 5:1), sanctifiée (mise à part pour Dieu – 1 Corinthiens 6:11), et née de nouveau comme une nouvelle créature (1 Pierre 1:23 ; 2 Corinthiens 5:17). Chacune de ces choses constitue un fait accompli, entièrement reçu au moment du salut. Les Chrétiens sont alors appelés à vivre, de manière pratique (appelés à être saints), une chose qui est déjà vrai sur le plan positionnel (sanctifiés).

Tout d’abord les catholiques ne sont pas si « non bibliques » que l’on voudrait bien nous le faire croire. C’est justement ce que nous nous appliquons à démontrer ici même. Le salut est effectivement un processus qui commence par la justification par la foi et le baptême. La justification n’est qu’une sanctification provisoire. Celle-ci est opérée par la grâce sanctifiante moyennant la foi justifiante. Ce qui suit la justification par la foi, c’est la persévérance qui elle même nous sanctifie.  Abraham par exemple dû sa justice non seulement à la foi mais aussi aux œuvres, les deux étant « coopérantes » (Jc 2; 22). Jc 2, 24 : « Vous le voyez : c’est par les oeuvres que l’homme est justifié et non par la foi seule« . Paul ne dément pas cela : « Ce ne sont pas en effet ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu ; ceux-là seront justifiés qui la mettent en pratique. » (Rm 2, 13) Où encore : « travaillez à votre salut avec crainte et tremblement. » (Php 2, 12) Pourquoi servir « avec crainte et tremblement « si nous sommes sauvés malgré tout ? De plus il est bien aussi question de « travailler pour son salut » ! Ce qui dénote justement un « processus » ;  » appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. » (2 Pi 1,10). Mais loin d’être les seuls passages nous avons : 1Ti 2, 9; 5, 10. 24-25; 6, 18; 2Co 9, 8; Col 1, 10; Eph 2, 10; Ti 2, 7. 14; 3, 8. 14 dont nous ne prendrons qu’un verset pour éclairer ce point :

De plus que les nôtres aussi apprennent à se porter aux bonnes œuvres, de manière à subvenir aux besoins urgents, afin qu’ils ne soient pas sans fruits.  (Tite  3, 14) Il est ici question « de ne pas rester sans fruit ». Ce qui nous conduit évidemment à la parabole de la vigne (Jn 15, 1-17) où les sarments qui ne portent pas de fruits sont Jeté au feu (Jn 15, 6) de même que dans la parabole des talents (Mt 25, 14-30) qui se termine ainsi Mt 25, 30  « Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents. » ou encore : « A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.  » (Lc 12, 48b). Tout ceci n’est qu’une liste non exhaustive que nous cessons ici tant il est déjà clairement établi que les œuvres ont leur importance dans la doctrine du salut. Néanmoins il ne serait pas convenable de terminer ici sans donner quelques clés qui permettent d’aller plus avant concernant non plus la foi qui est « l‘amorce du salut » mais la charité.  Car : « la foi  est agissante par la charité ». (Ga 5, 6« Quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien ». (1Co 13, 2) Comme le souligne bien Jacques dans son épître (cf. Jc 2, 14-26).

Nous voyons donc bien que la foi seule ne suffit pas. Mais ce point sera développé plus avant encore plus bas.



Selon les Catholiques, le salut s’obtient par la foi, mais il doit être par la suite “conservé” par les bonnes œuvres et la participation aux Sacrements. Les Chrétiens bibliques ne nient pas l’importance des bonnes œuvres ou le fait que Christ nous appelle à observer les ordonnances en Sa mémoire et par obéissance à Lui. La différence est que les Chrétiens considèrent ces choses comme le résultat du salut et non comme une condition du salut ou un moyen d’obtention de celui-ci. Le salut est un travail accompli, acquis par le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ (1 Jean 2:2). Dieu nous offre le salut et l’assurance du salut car le sacrifice de Jésus est entièrement, complètement et parfaitement suffisant. Lorsque nous recevons le don précieux du salut offert par Dieu, nous pouvons savoir que nous sommes sauvés. 1 Jean 5:13 déclare, “Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.”

SI nous sommes sauvés par la foi, ce que nul catholique ne conteste il n’en demeure pas moins que c’est sur les œuvres que nous sommes jugés et que nous obtenons une récompense (1Co 3, 13-15; 4, 5; 1 Co 15, 10. 58 ; Tite 1, 15–16; Tite 3, 8 ; Heb.5, 9–10 ; 10, 24; Mt.5, 29 ; 16, 27 ;24, 45-47;  25, 31. 41–46 ; Lc 14, 13–14 ; Rm 2, 5–12 ; Heb 5, 9 ; 1 P 1, 17 ; Ap 20, 11–15 ; 22,12..) (Voir ci-dessus)

Jc 2, 13  Car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.


 

Nous pouvons savoir que nous avons la vie éternelle et avoir l’assurance de notre salut à cause de l’importance du sacrifice de Christ. Ce sacrifice n’a pas besoin d’être offert ou présenté à nouveau. Selon Hébreux 7:27, “Il s’est sacrifié pour leurs péchés une fois pour toutes en s’offrant Lui-même.” Hébreux 10:10 déclare que “… nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.” 1 Pierre 3:18 proclame, “Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu …” Le sacrifice unique de Christ a été absolument parfait et suffisant. Jésus a déclaré à la croix, “Tout est accompli” (Jean 19:30). Le sacrifice expiatoire de Jésus a payé intégralement la dette de tous nos péchés (1 Jean 2:2). Par conséquent, tous nos péchés sont pardonnés et nous avons la promesse d’une vie éternelle dans les Cieux au moment où nous recevons le don que Dieu nous fait – le salut par Jésus-Christ (Jean 3:16).

Nous pouvons effectivement lire que le sacrifice de Jésus s’est opéré « une fois pour toutes en s’offrant Lui-même. » Néanmoins le livre de Daniel nous précise ceci : Da 11, 31  « Des troupes se présenteront sur son ordre ; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse, elles feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l’abomination du dévastateur. » De quel sacrifice peut-il bien être question ici ? Il est bien évidement impossible de supprimer le sacrifice du Christ, personne n’en a le pouvoir. Le Christ Lui même reprendra ce passage afin de nous le rappeler : Mt 24, 15  « C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention !  » Et Paul le rappellera en cette même lettre aux hébreux 11, 28  « Par la foi, il a célébré la Pâque et fait l’aspersion du sang afin que le Destructeur ne touchât point aux premiers-nés d’Israël. »
Nous ne pouvons qu’en conclure que le Sacrifice du Christ se perpétue et nous sanctifie puisque la coupe du Sang de la nouvelle alliance (Heb 12, 24; 9, 15; 8, 6; 1Ti 2, 5) est donné en rémission des péchés. Voici ce passage clé qui nous montre bien qu’il n’est pas seulement question « d’un mémorial » mais de bien plus que cela :

Mt 26, 26-28 : « Or, tandis qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. »  (Lc 22, 15-20; Mc 14, 22-25; 1Co 11, 23-26)

Qui révèle un discours bien connu des apôtres et qui se trouve en Jn 6, 22-59 dont nous ne tirerons ici qu’un seul verset pour illustrer l’institution eucharistique : Jn 6, 51  « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. »


Cher ami Catholique, désirez-vous ce “si grand salut” (Hébreux 2:6) ? Si oui, tout ce que vous avez à faire, c’est de le recevoir (Jean 1:12), par la foi (Romains 5:1). Dieu nous aime et nous fait don du salut (Jean 3:16). Si nous recevons Sa grâce par la foi, nous avons le salut pour l’éternité (Ephésiens 2:8-9). Une fois sauvé, rien ne peut nous séparer de Son amour (Romains 8:38-39). Rien ne peut nous ravir de Sa main (Jean 10:28-29). Si vous désirez ce salut, si vous désirez que tous vos péchés soient pardonnés, si vous désirez avoir l’assurance du salut, si vous désirez avoir directement accès au Dieu qui vous aime – recevez-le et il est à vous. Voici le salut pour lequel Jésus est mort et que Dieu offre gratuitement.

Le salut peut se perdre et c’est justement pour cela qu’il lui faut travailler « avec crainte et tremblement « (Php 2, 12). Les passages qui nous parlent d’une perte de salut sont très nombreux mais retenons en deux ici :

« Si, après s’être arrachés aux influences corruptrices du monde par la connaissance qu’ils ont eue de notre Seigneur Jésus-Christ, ils se laissent de nouveau prendre et dominer par elles, leur dernière condition et pire que la première. Il aurait mieux valu pour eux ne pas connaître le chemin qui mène à une vie juste plutôt que de s’en détourner après l’avoir connu et d’abandonner le saint commandement qui leur avait été transmis, ils confirment la vérité de ces proverbes : « Le chien retourne à ce qu’il a vomi », et « la truie à peine lavée se vautre de nouveau dans la boue «  (2 Pi 2.20-22).

« En effet, ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté au don du ciel, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont expérimenté combien la Parole de Dieu est bienfaisante et fait l’expérience des forces du monde à venir et qui, pourtant, se sont détournés de la foi, ne peuvent être amenés de nouveau à changer de vie, car ils crucifient le Fils de Dieu, pour leur propre compte, et le déshonorent publiquement. En effet, lorsqu’une terre arrosée par des pluies fréquentes produit des plantes utiles à ceux pour qui on la cultive, Dieu la bénit. Mais si elle ne produit que des buissons d’épines et des chardons, elle ne vaut rien, elle ne tardera pas à être maudite et on finira par y mettre le feu » (Heb 6, 4-8).

Mais nous aurions pu citer aussi : Mt 7, 19; Jn 15, 2. 6; Mt 5, 13. 22; Lc 11, 24-26; Rm 8, 13; 11, 22; 1Co 15, 2; 8, 11; Ga 6, 7-9; Heb 10, 26-29. 39; 12, 16-17.

En 1 Ti Paul parle de certains qui « se sont écartés (de la bonne conscience) au point que leur foi a fait naufrage » (1Ti 1, 19), et il donne comme exemple Hyménée et Alexandre qu’il a  » livrés à Satan » (v. 20). « L’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi » (1 Ti 4, 1). « Certains, pour s’y être abandonnés (à l’amour de l’argent), se sont égarés bien loin de la foi et se sont infligés beaucoup de tourments » (1 Ti 6, 10). 2 Ti 2, 17-18 parle d’Hyménée et de Phylète qui « sont en train de détourner plusieurs de la foi« . Jacques parle de ceux qui « se sont égarés loin de la vérité » (Jc 5, 19). Celui qui ramène l’un de ces égarés « le sauvera de la mort » (Jc 5, 19-20).

Nous terminerons par Ephésiens 2, 8-9 que vous citez en omettant le verset 10 qui nous dit :

  « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.« 

D’où vient la Tradition catholique ?

Que de controverses sur cela… il n’est pas rare que l’on assène aux catholiques : « Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.« (Mt 15, 6b) Mais analysons un peu ce verset et ce qu’il veut dire en réalité. Lisons ce qui dit Jésus plus haut afin de saisir le contexte :

Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites : Celui qui dira à son père ou à sa mère : Ce dont j’aurais pu t’assister est une offrande à Dieu, n’est pas tenu d’honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.(Mt 15, 3-6)

En nous focalisant sur la tradition dont parle Jésus nous perdons de vue le message essentiel qu’Il veut nous faire passer. Il nous montre une contradiction entre un passage de la tradition hébraïque et un commandement de Dieu. La tradition encourageait de favoriser les offrandes à Dieu au détriment du secours et de l’aide que nous sommes sensé apporter à nos parents. C’est bien évidement une hypocrisie manifeste que de croire qu’un tel comportement puisse satisfaire à Dieu. C’est donc avec cette lecture qu’il nous faut voir ce verset.

Ces choses étant clarifiées passons à la suite. La Tradition orale existe bien et nous pouvons bien évidement la trouver dans la bible. Pour commencer observons le mot tradition de Mt 15, 6 que nous venons de voir. Le mot en question dans le grec est « paradosis »   παραδοσις qu’il est possible de traduire par : « tradition » ça nous le savons mais aussi « instructions ». Ce mot est traduit dans la bible Louis Second par :

Instruction : 1Co 11, 2; 2Th 2, 15; 3, ,6
Tradition : Mt 15, 2. 3. 6; Mc 7, 3. 5. 8. 9. 13; Ga 1, 14 et Col 2, 8

Il est donc désigné invariablement (dans le grec)  lorsqu’il défini la tradition juive et la Tradition (ou les instructions) chrétienne. Et c’est là que le problème d’interprétation des traducteurs tels que ceux de la bible LSG porte à confusion. Le même mot « Paradosis » que nous voyons en Mt 15, 6 est aussi cité en :

1 Co 11, 2 : « Je vous félicite de ce qu’en toutes choses vous vous souvenez de moi et gardez les traditions comme je vous les ai transmises. »

2 Thess 2, 15 : « Dès lors, frères, tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre. »

2 Thess 3, 6 : « Or nous vous prescrivons, frères, au nom du Seigneur Jésus Christ, de vous tenir à distance de tout frère qui mène une vie désordonnée et ne se conforme pas à la tradition que vous avez reçue de nous. »

Et comme par hasard la LSG traduit ici invariablement « instruction ». C’est ce que l’on appel une orientation de la traduction du texte qui prend ses sources dans une interprétation personnelle. Mais passons cela.

1Co 11, 2 nous parle de tradition transmise et c’est bien ce qui est propre à la Tradition d’être transmise ! Puisque Paul transmet, c’est qu’il a reçu d’un autre comme il le dit lui même (cf. 1Co 15, 3) Paul pas plus que Jésus (nous verrons cela par la suite) ne transmet rien de lui même ! De plus Paul nous dit également ceci :

1Co 11, 23-26  Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.  Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

L’exposé n’étant pas autour de l’eucharistie, restons concentré sur le sujet qui nous occupe. Que veut dire Paul lorsqu’il dit : « J »ai reçu du Seigneur » ? (v.26) Paul n’était pas présent lors de l’institution eucharistique avant que Jésus ne fût livré. Comment donc l’a-t-il reçu du Seigneur ? Il est facile de le savoir, les apôtres lui en ont parlé et il y a cru. Paul n’avait pas les évangiles pour s’y référer à cette époque et il est clair que c’est oralement qu’il a été instruit sur ce sujet. Paul a donc écouté les apôtres et bien évidement il a cru. Paul a reçu des apôtres comme du Seigneur. Remontons alors cette chaîne de la Tradition pour voir jusqu’où elle va !

Jésus à dit à ses apôtres :

Lu 10, 16  « Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette celui qui m’a envoyé. »

Donc Paul à écouté les apôtres qui ont écouté Jésus, ne pas écouter Jésus c’est rejeter celui qui l’a envoyé. Il est aussi question « d’accueillir » dans cette même formulation en (Mt 10, 40) Mais aussi en :

Jn 13, 20  En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui reçoit celui que j’aurai envoyé me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

Et oui ! La Tradition apostolique remonte non pas à Jésus ! Mais à Dieu le Père, car Jésus n’a jamais rien dit de Lui même (cf. Jn 8, 44 ; 7, 17…) et Jésus à transmit ce qu’il à reçu de Dieu le Père, aux apôtres (Jn 17, 8. 22) Nous disant que par leur Parole (LOGOS en Grec) certains croiront (cf. Jn 17, 20). Ce qui dénote une transmission qui provient, par Jésus Christ de Dieu le Père ! Paul en accueillant et en écoutant les paroles des apôtres à cru et en croyant il « né d’en haut » c’est à dire de Dieu le Père. Voici ce qu’est la Tradition apostolique.


Comment la Tradition apostolique à annulé l’écriture ?

Au tout début de l’Église tout les chrétiens étaient juifs. Jésus était Juif, les apôtres étaient juifs etc… C’est lorsque Paul revient de son premier voyage qu’une question va se poser et susciter le premier concile, celui de Jérusalem. Nous sommes dans le livre des Actes au chapitre 15. Il est question de : « Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. » (Ac 15, 1) Qui fait jaillir un conflit opposant Paul et Barnabas à ces gens là nous dit le verset 2. C’est à partir du verset 15 que nous avons l’ouverture du concile. Mais que dit l’écriture au sujet de la circoncision ? Elle dit que l’Alliance de la circoncision est « une alliance à perpétuité » (Gn 17, 7; Ps 105, 10). Elle dit que les patriarches Moïse et les Prophètes sont circoncis. Elle dit que la circoncision est enjointe, non seulement aux descendants d’Abraham, mais à chaque mâle étranger qui veut se joindre au Peuple de l’Alliance (Ex 12, 48; Gn 17, 12; Eze 44, 9).

Pause !

Pas d’exception. Plus encore, en faisant un tour de table nous constatons que les Apôtres et les anciens sont tous circoncis et que le Seigneur Jésus qu’ils annoncent était circoncis (Lc 2, 21). Et Jésus lui-même dit que pas un iota, pas un point de la loi ne passera jamais (Mt 5, 18) tandis qu’il est silencieux comme une pierre sur l’exemption des gentils de l’immémoriale nécessité de la circoncision pour tous ceux qui veulent se joindre au Peuple de Dieu.

Ainsi, le Concile se réunit, et à la lumière de tous ces enseignements scripturaires évidents, déclare …

….que la circoncision des gentils est contre la volonté de Dieu qui ne change pas.

Soudainement, toute l’histoire devient incroyablement catholique, n’est-ce pas ? Alors la Tradition Apostolique changea-t-elle l’Écriture ou pas ?