Marie a-t-elle eu d’autres enfants avec joseph ?

  •  Joseph

Joseph le père adoptif de Jésus disparait très tôt des évangiles.

Dans Matthieu nous le voyons pour la dernière fois au retours d’Égypte juste avant leur établissement en Nazareth (Cf. Matthieu 2, 19-23)

Matthieu 2, 21 Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, et il entra dans la terre d’Israël.

Dans Marc, Joseph n’est pas mis en scène.

C’est dans Luc que nous avons la trace la plus tardive de Joseph lors des premières parole de Jésus dans le Temple alors qu’Il avait douze ans. (Cf. Luc 2, 41-52)

Luc 2, 41 Ses parents allaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque.

Puis Joseph disparait des évangiles ici. Par la suite nous n’auront que l’intervention de Marie qui sera présente avec les « frères » de Jésus. Comment cela se fait il ? La seule réponse possible est que Joseph est mort avant le début du ministère de Jésus. Donc Marie se retrouvant veuve, il lui fallait trouver ou loger ! Et le meilleur endroit ne pouvait être que dans sa famille. Or nous avons dans la bible la trace de cette famille!

  •  Adelphos

Il est à présent temps de définir ce que signifie le mot « Frère » dans la bible !

Du Grec: αδελφο· adelphos

1) un frère, qu’il soit né des deux mêmes parents ou seulement du même père ou de la même mère 2) ceux qui ont le même ancêtre national, appartenant au même peuple
3) tout compagnon, ou homme
4) un croyant, uni aux autres par le lien de l’affection
5) un associé dans le travail ou les fonctions
6) frère en Christ
6a) ses frères par le sang
6b) tous les hommes
6c) les apôtres
6d) chrétiens, ceux qui sont élevés vers le même lieu céleste

Copyright Éditions Clé (traduction)

Difficile de faire la part des choses ici ! Les membres d’une même famille, ceux qui ont un ancêtre commun comme Jacob par exemple, voir tout les hommes. Mais bon poursuivons.

  • Marie

Matthieu 13, 55 N’est ce pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle–t–elle pas Marie, et ses frères Jacques, Joseph, Simon et Jude ?

Marc 6, 3 N’est–ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? et ses sœurs ne sont elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute.

Arrêtons nous un instant sur l’un des « frères » de Jésus : Joseph dans Matthieu et José dans Marc, il s’avère en fait que nous avons affaire à la même personne, en effet ce nom en grec Ioses est le même dans les deux versets, à ne pas confondre avec Ioseph le nom du « père » de Jésus en grec.

Donc pour résumer nous avons là quatre « frères » : Jacques, José (Joseph), Simon et Jude.

  • Marie femme de Clopas

Marie Femme de Clopas est nommée en  :

Jean 19, 25 : Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère, la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas et Marie de Magdala.

Nous avons ici Marie femme de Clopas qui est la Sœur de la Mère de Jésus, avons-nous plus de renseignements dans les autres évangiles ?

Nous en avons, mais dans le récit de la scène qui suit la crucifixion. La mise au tombeau.

Nous retrouvons donc ce même petit groupe de femmes dans la scène suivante à lexeption de Marie la Mère de Jésus.

Matthieu 27:55-56 Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin ; qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph (José), et la mère des fils de Zébédée.

Marc 15, 40
Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joses (Joseph), et Salomé,

Objection :

Cette Marie là ne pourrait elle pas être Marie la Mère de Jésus ?

Réponses :

– Marie Mère de Jésus est toujours cité en premier, il est toujours précisé qu’elle est la Mère de Jésus.

– Comme nous le voyons dans le verset suivant :

Jean 19, 26-27 : Voyant ainsi sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »Il dit ensuite au disciple : « Voici ta mère. » Et depuis cette heure–là, le disciple la prit chez lui.

Jean avait dés l’heure de la crucifixion la charge de Marie, or Jean ne figure pas dans la scène de la mise au tombeau.

Nous retrouvons donc trois femmes qui suivent Jésus lors de la mise au tombeau : Marie de Magdala, Marie femme de Clopas et mère de Jacques et Joses, et Salomé femme de Zébédée et mère de Jacques le Majeur et Jean.

Donc et pour conclure, Marie femme de Clopas est la sœur (cousine ou tante) de Marie Mère de Jésus, elle à deux enfants qui se prénomment Jacques et Joses. Ces même enfants accompagnent Marie en Matthieu 13, 55 ; Marc 6, 3 et sont donc les cousins de Jésus et non ses Frères naturels.

Pour ce qui est de Simon (troisième frère) nous ne sommes pas parvenu à retrouver clairement sa trace dans la bible. Mais le simple fait que les cousins de Jésus soit les premiers à figurer dans cette énumération, prouve facilement qu’il en est de même pour lui.

Pour ce qui en est de Jude, nous savons qu’il est le fils de Jacques :

Actes 1, 13 A leur retour, ils montèrent dans la chambre haute où se retrouvaient Pierre, Jean, Jacques et André ; Philippe et Thomas ; Barthélemy et Matthieu ; Jacques fils d’Alphée, Simon le zélote et Jude fils de Jacques.

Luc 6, 13-16
13 puis, le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze, auxquels il donna le nom d’apôtres :
14 Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
15 Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon qu’on appelait le zélote,
16 Jude fils de Jacques et Judas Iscarioth qui devint traître.

Donc nous pouvons très aisément conclure que Jacques, Joses, Simon et Jude ne sont pas les frères naturels de Jésus et que, par conséquent Marie n’a donc pas d’autre enfant.

 Les réformateurs protestants eux même défendent Marie, la « toujours vierge » :

Luther : « C’est un article de foi que Marie est Mère du Seigneur et toujours vierge…Christ, nous croyons, est venu d’un sein laissé parfaitement intact »

Calvin : « Certains ont voulu suggérer de ce passage [Matthieu 1, 25] que la Vierge Marie a eu d’autres enfants que le Fils de Dieu, et que Joseph a demeuré alors avec elle plus tard, mais quelle folie que celle-ci ! Car l’auteur de l’évangile n’a pas voulu rapporter ce qui s’est passé ensuite, il a simplement voulu mettre en lumière l’obéissance de Joseph et montrer que Joseph a été bel et bien assuré que c’était Dieu qui avait envoyé son ange à Marie. Il n’a pas, par conséquent, vécu avec elle, ni partagé sa compagnie… Et d’ailleurs ce Notre Seigneur Jésus Christ est appelé le premier né. Ce n’est pas parce qu’il y a eu un second ou un troisième, mais parce que l’auteur de l’évangile fait référence à la proéminence. L’Ecriture nous parle ainsi en nommant le premier né, qu’il y ait ou non question d’un second »

(Sermon sur Matthieu 1, 22-25, publié en 1562).

Zwingli : « Je crois fermement que Marie, selon les paroles de l’évangile, comme un pure Vierge a donné naissance pour nous au Fils de Dieu et dans l’accouchement et après l’accouchement est demeurée pour toujours une pure et intacte Vierge »

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La nativité

Nous n’avons dans la parole de Dieu que peu d’éléments sur la nativité de notre bien aimé Sauveur. Deux évangiles relatent les faits. Celui dans Matthieu et celui de Luc. Luc qui était le compagnon de route de Paul, médecin et peut être même son frère. Son évangile nous donne beaucoup d’indication sur la maternité de Marie et l’enfance de Jésus. Ce qui nous laisse à penser qu’il du rencontrer Marie lors du voyage qui le conduisit à Ephèse. En effet le seul et unique témoin pouvant rapporter cette scène était Marie elle-même. Tout d’abord nous avons la visite des rois mages en Matthieu 2, 1-12. Dans Matthieu, l’accent est mis sur le fait que Jésus était le nouveau Moïse, annoncé depuis longtemps. Les rois mages qui venaient de Babylone en orient ne sont pas sans évoquer les nations païennes que nous retrouvons dans les trois fils de Noé rescapés du déluge (cf. Genèse 9, 18-28) desquels descendent toutes les nations (cf. Genèse 10 « la table des peuples »)

Sem, qui à donné son nom aux sémites, se voit attribué tout le moyen orient, Cham lui aura l’Afrique et Japhet la Grèce et l’occident. Nations qui ont été divisées dans le récit de la tour de Babel en Genèse 11 et que nous voyons ici rassemblées en ces trois rois mages annonçant l’unité du Saint esprit qui nous figure la pentecôte avenir (Actes 2-4) ou toute les nations seront rassemblées sous l’étendard du Christ (cf. Esaïe 11, 10).

Les rois mages ont suivit une étoile, premier signe de la promesse faite à Abraham que sa postérité serait aussi nombreuse que les étoiles du ciel, et cette postérité. Donc les rois mages suivent cette étoile, jusqu’au dessus de celui qui serait le premier né. Ceux que d’avance il a connus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui–ci soit le premier-né d’une multitude de frères. (Romains 8, 29) Postérité d’Abraham qui passe par Marie, qui modèle en elle par le Saint esprit le corps du Christ qui sera l’Eglise (cf. 1 Corinthiens 12, 12-26), ce qui fait de ceux qui ont Marie pour Mère des prédestinés qui ont Dieu pour Père. Donc les nations par les rois mages viennent rendre hommage au Fils de Dieu en lui apportant des présents. L’or pour la royauté, l’encens pour la prêtrise, et la myrrhe pour le sacrifice. Plus tard Saint François d’Assise ajoutera l’âne et le bœuf qui représentent eux aussi la royauté (les rois entraient dans Jérusalem sur un âne symbole de paix) et le bœuf qui lui représente la prêtrise. Les rois mages étaient venu selon la Tradition pour adorer, nous reviendrons sur ce point un peu plus tard, pour le moment consacrons nous au récit que Luc nous fait. Nous trouvons le récit de la nativité en Luc 2, 1-21.

Bethléem « la maison du Pain »

Nous voyons au verset 4 que Joseph montait en Galilée à Bethléem, qui signifie « la maison du Pain » et qui était le ville de David (cf. 1 Samuel 17, 12).

Nous avons dans le livre de Ruth une image pré figurative de la nouvelle épouse païenne que Dieu se choisira comme Église. Le récit se passe à Bethléem justement et les deux personnages principaux sont des ailleuls du Roi David et donc de Jésus.

 Voici les générations de Pèrèç : Pèrèç engendra Hèçrôn ;Hèçrôn engendra Ram ; Ram engendra Amminadav ;Amminadav engendra Nahshôn ; Nahshôn engendra Salma ;Salma engendra Booz ;Booz engendra Oved ;Oved engendra Jessé, et Jessé engendra David. (Ruth 4, 18-22)

Ruth était une moabite, une païenne, qui épousera Booz le grand père de Jessé lui-même Père de David. Ce qui n’est pas sans nous rappelé la prophétie de Michée 5, 1 concernant Bethléem (cf. 2 Samuel 5, 2 ; 1 Chronique 11, 2) qui est rappelé au verset 2, 6 de l’évangile de Matthieu : « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le plus petit des chefs lieux de Juda : car c’est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël, mon peuple.» Et en Esaïe 11, 10 concernant le Père de David : Jessé : Il adviendra, en ce jour là, que la racine de Jessé sera érigée en étendard des peuples, les nations la chercheront et la gloire sera son séjour. (Les nations en questions sont bien évidemment représenté par les trois rois mages) Mais revenons à notre récit de la nativité. En Luc 2, 7 Marie emmaillote Jésus et le couche dans une mangeoire, le fait que cela soit une mangeoire n’est certes à n’en pas manquer, un hasard. Jésus se décrit Lui même comme le Pain de Vie en Jean 6, 22-59. Pain de Vie descendu du ciel, Jean 6, 55-56 « Car ma chair est vraie nourriture, et mon sang vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. » Nous avons ici un scène pré figurative de l’adoration eucharistique, et c’est ainsi que nous pouvons dire que les rois mages sont venus adorer Jésus, le Pain de Vie né dans la Maison du Pain « Bethléem ».

Et le verset Luc 2, 12 ne manque pas de nous faire savoir que cet événement est important : et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau–né emmailloté et couché dans une mangeoire. Après le récit de la crèche (Luc 2, 15-18) nous avons le verset 19 qui nous montre l’attitude contemplative de Marie sur cet évènement :

Quant à Marie, elle retenait tous ces événements en en cherchant le sens.

L’ange leur dit : « Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle,qui sera une grande joie pour tout le peuple :Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur Tout à coup il y eut avec l’ange l’armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien–aimés. » (Luc 2, 10-11. 13-17)